23 septembre 2006

Seule la méchanceté gratuite est source de profit ( Anonyme 20 ème siecle)

La méchanceté, quand elle est gratuite assure toujours le maximun de profit à son auteur.
Le texte qui suit est asexué et intemporel. Le genre féminin utilisé est de pure forme . Il suffit de remplacer "elle" par "il", "féminité" par "ego" , "bottes" par "santiag" et enfin "Bartolomée Diaz" par "Amalia Rodrigues" ,le tout accompagné d'un petit effort de syntaxe pour le mettre au masculin.

Toute ressemblance avec des caractères et des personnages existants ayant ou devant exister est bien sur totalement fortuite !

La méchanceté...
Elle est belle, élégante... mais conne , d'une bêtise ordinaire qui lui sert de savoir-vivre.
Dans l'incapacité viscérale d'assumer ses envies, elle se cache, menant double vie, multipliant les identités pour trouver son compte dans l'assouvissement de petits destins lubriques et dérisoires.
Elle est capable, dans l'anonymat sulfureux d'un stupre débridé, de s'étendre, ouverte, sur le bureau d'un homme, comme la catin qu'elle est, au fond.
Sitôt passés ces moments pendant lesquels son esprit fonctionne enfin naturellement, elle file retrouver sa cour de jocrisses.
Elle n'a jamais mieux que ça, sa niaiserie acide ne lui permettant pas de faire illusion plus d'une paire d'heures devant une assemblée normale.
Malgré ses allures de gamine, elle n'a rien d'angélique.
Elle croit disposer d'une intelligence unique, alors qu'elle ne se rend même pas compte qu'elle ne dispose que d'une machine à ragots.
Elle aime rire volontiers, mais du rire gras d'une meneuse de revue du carreau du temple.
Elle adore les bottes !
Remarquable signe d'une personnalité 'amazonique' ? Non !
C'est seulement pour baliser l'estuaire d'une féminité au rabais.
Elle se mêle de tout !
Bien sûr de tout ce qu'elle n'a pas !
Son 'moi' est tellement aride, qu'elle a besoin, à tous les instants, de se tâter le pouls pour s'assurer qu'elle existe.
Parfois, angoissée, elle ne le trouve pas, mais c'est simplement qu'elle se tâte au mauvais endroit.
Autour d'elle gravitent, chaotiques, des astéroïdes secs et des géantes gazeuses, toujours nulles et souvent alcoolisées.
Il lui arrive, à son corps défendant, d'attirer un astre égaré, qui met quelques révolutions à se rendre compte qu'il s'est trompé, tel Bartolomé Diaz, d'amas stellaire, et qui ne manquera pas de s'éjecter sans autre forme de procès.
Mais il y a dans ses parages glauques, des silhouettes qui avancent, aimables ou serviles, ignorant la dague, souillée du sang des autres.
Là où la biologie achoppe, elle a réussi ses clones hybrides, conçus à part égale de Judas et de Ponce Pilate.
Le futur n'est pour elle qu'un présent d'occasions.
Mais elle se concentrera, comme toute mixture, jusqu'à devenir suffisamment instable pour se vaporiser dans une grande bouffée puante.
Les nitrates retombés, engraisseront alors le potager de l'humanité qui produira d'extraordinaires courges qui lui ressembleront.

Le Paon

Commérages et internet...

Qui n'a pas un jour subi les désastres d'un commérage ? L'histoire s'est construite autour de ceux-ci ! On peut essayer de décrire le phénomène, qui loin de se réduire n'en prend que plus d'intensité grâce à la fée électricité.

Toute ressemblance avec des caractères ou des personnes existantes devant exister, est bien sur totalement fortuite !

Les commères sont partout !
Elles savent, dans un hoquet, régurgiter, telles des cormorans, pour mieux remâcher leurs vilenies. On les reconnaît à leur sourire mielleux, leur démarche rasante, et la façon particulière de vous regarder les bourrelets, en vous disant :
"Mon dieu ! Que tu es bêêêêêlle ! Tu as beaucoup minci... de là !".
Le 'là' en question est toujours évidemment cet endroit qui résiste depuis vingt ans...
Elles ont toujours une haleine qui sent le remugle.
Leur faculté d'analyse se résume à ceci : "Que vais-je pouvoir apprendre qui me permettrai de remuer les ordures !"
Et sans effort, leur système filtrant facilement l'abject, elles déposent leurs fientes aux alentours avec l'aisance d'une mouette en rut. L'age aidant, leur cercle d'influence se réduit entraînant du même coup un durcissement de leurs déjections. Rien ne les arrête, surtout pas la bêtise, qu'elles élèvent patiemment à la hauteur d'un sacerdoce.
Elles sont capables, pour ne rien manquer d'une possible nouvelle ou d'un impromptu de mentir, derrière un masque avec des cillements de pucelle, piétiner leurs vieux restes de principes, tout en se réjouissant de leur lâcheté, qu'elles prennent pour une tactique.
On les trouve à la fois dans tous les camps. Elles ne sont jamais plus à leur aise que chez l'ennemi, déguisés en jocrisses, trahissant à qui mieux mieux, collectant ça et là les graines de leur parterre de ronces.
La nature ne leur suffit plus, et telles de vieilles vicieuses, elles ont besoin d'accessoires pour jouir. La toile est un de leur favori.
On ne doit rien leur apprendre, car la plus petite confidence se retrouve instantanément à circuler autour du globe, à contresens du sens commun, et à une vitesse qui défie les lois de la physique.
Mais elles sont heureusement idiotes ! Il est tellement aisé de s'en servir, qu'un peu de méthode en fait les meilleurs acariens du système.
Plus tard, assise sur leur ultime fauteuil, elles ne perdront pas l'usage d'une miette de leur fiel durci, et la dernière raclure sera pour dire : Je savais que Jésus avait couché ! La preuve, il y a encore une auréole sur l'oreiller !

Le Paon

21 septembre 2006

Prologue à la réouverture d'un espace haï .

Certains mets déplaisent. Certaines couleurs ne trouvent pas preneurs. Certains textes, même s'ils montrent la réalité des caractères, choquent ou heurtent celles ou ceux qui croient s'y voir, comme dans le reflet d'une flaque ! Et pourtant ! Cet espace est dédié aux pamphlets, style littéraire précis.
On y trouvera de tout, le meilleur y cotoiera le pire...avec les explications de texte qui seront nécessaires.

Le Paon