18 décembre 2006

Faut bien commencer par quelqu'un ! Pourquoi pas elle ?

Pour obtenir une réponse, il n'est nul besoin de poser de question.
Il suffit simplement de dire quelque chose du genre : 'Je pense que...'.
Avec ce début de phrase tout est possible, y compris d'interroger.
A partir de maintenant et pour quelques semaines à venir, beaucoup de grands, d'esthètes, voire de spécialistes vont envoyer cette sentence : 'Je pense que...' dans les esgourdes du populo.
Il y a de quoi réveiller un Paon non ? Je pense qu'(1) il faut rajouter au brouhaha ambiant le cri de ce volatile qui sait mieux que quiconque faire la roue.
Aujourd'hui, honneur aux dames, ses parures caudales vont s'intéresser à Madame Royal (dont on ne connaît pas encore tout du palais).
En effet, cette dame respectable, auto-investie, d'une destinée nationale (l'internationale lui demandant encore un peu de formation) fait ce qu'elle peut pour se placer.
Mais il y a quand même, dès l'abord du sujet un hiatus de poids !
Je m'explique Léon(2) !
Représentante du peuple de gauche, qui vote quand même à droite quand il a peur, elle a mis sous sa protection axiliaire les gens d'en bas, ceux qui habitent le pays de même métal, mais qui ne s'étaient pas trouvés, quand J-P Raffarin les avait sonnés. Cette masse de personnes qui vit à la dure, serre ses fins de mois, chipote pour les cadeaux de fin d'année et regarde fondre comme neige au soleil ses maigres subsides a choisi !
Dans ma candeur aviaire, j'avais pensé que la meilleure représentation pour eux fut celle d'un Besancenot, d'une Arlette ou éventuellement d'une Buffet(3) .
Ben non ! Pour représenter leurs aspirations, il s'est trouvé à 60 % et quelques broutilles, un bloc d'imbéciles qui a choisi une capitaliste, bourgeoise, gérante d'une SCI au capital de 914.694,01 euros, dont le conjoint, par ailleurs grand manitou du parti est également au bureau directorial.
En d'autres temps on eut crié au scandale, au coup d'état, à la dictature voire à la mafia !
Mais non, tout baigne au parti.
Parfois j'ai un doute sur la signification de PS, qui pourrait singulièrement se traduire par 'Panurge Système'!
Mais attention bonne gens ! Je n'ai rien contre le capital, ma propre basse cour possédant plusieurs femelles de rapport.
Mais je m'interroge Léon !
Je me demande ce que cette dame sait des fins de mois, des débits en banque, des renvois de chèques, des calculs savants précédant le remplissage du cabas, du pointage ANPE, du handicap des gosses quittant le collège parfaitement illettrés, des retraites exsangues, et des points de permis qui s'évaporent supprimant du même coup le boulot en cours.
Probablement, et même sûrement rien !
Mais il ne faut pas être troublé par cela électeurs du troupeau !
Etre aujourd'hui en marge des sujets que l'on traite est un lieu commun en politique.
Il suffit d'écouter Douste(4) !
J'ai aussi, entre deux parades amoureuses (et par ces temps de froidure il faut être un sacré male pour courir la femelle givrée !), lu un peu l'actualité de cette dame.

Juste pour le plaisir, allez !

Pour encourager la création d'entreprises :
«Il faut effrayer les capitalistes », (je ferai) « bientôt des propositions précises sur ce sujet ».
Le Times (13 Octobre 2006)
Ca c'est une sacré référence !
"A gauche, les socialistes ont choisi Ségolène Royal. Elle incarne une gauche libérale qui tourne le dos aux classes populaires"
(Clémentine AUTAIN Adjointe apparentée communiste au maire de Paris Déclaration, samedi 18 novembre). Source: Nouvel Observateur.
Les copains d'abord... :
«On va faire avec, j’ai déjà fait une campagne avec des affiches d’un candidat qui n’était pas le mien».
Jean-Paul HUCHON Président de la région Ile de France à l’issue de la désignation de Ségolène Royal comme candidate du PS aux élections présidentielles :(Canal +, Dimanche +, le 20.11.06).
Alain ETCHEGOYEN. Ancien conseiller de Claude Allègre au ministère de l'Education Nationale. Il vient de publier "Votre devoir est de vous taire". Il consacre un chapitre à ses relations avec Ségolène Royal :
"Une expérience qui restera parmi les deux ou trois plus décevantes et plus pénibles que j'ai faites dans ma vie politique".
Il dénonce un personnage "parasité par les questions d'image, qui l'obsèdent" et la difficulté de travailler avec elle "J'ai toujours eu du mal à aborder les questions de fond avec Ségolène Royal qui ne pensait que faire des coups".
Pour finir la page :
"Les propositions de Mme Royal sont peut-être au premier abord populaires, mais si on réfléchit un peu on voit que le paquet est plus beau que le cadeau"
Michel CHARASSE
Ancien ministre, sénateur du Puy de Dôme (socialiste).

Allez ! Regardez où vos mettez les pattes et faites un beau sapin... Léon !
1-Tiens ! Je vous le disais !
2-Phonétiquement mon cri de ralliement.
3-Le meuble et le peintre sont seuls au masculin.
4-Philippe Douste-Blazy, que j'appelle familièrement 'Douste', nos lieux de naissance n'étant distants que d'une quarantaine de kilomètres.

06 octobre 2006

A l'aide ! Les grenouilles sont encore dans les bénitiers !


Pour faire court, on coupait des têtes.
Puis on a amélioré le rendement en inventant les progromes, et bien d'autres finasseries administratives. Maintenant on possède la dénonciation anonyme assistée par ordinateur (DAAO).
Oui bonnes gens !
Il existe des lieux, appelés espaces (1) , vendus gratuitement à tout un chacun qui restent soumis au couperet du censeur anonyme (sûrement d'anciens des AA en rupture de pichet) qui sévissent sur dénonciation du même métal. Ces pauvres représentants d'une liberté conditionnelle ne sont pas à blâmer. Quoiqu'ils eussent pu trouver meilleure activité pour le plus grand bonheur des paumés en tout genre, ils appliquent bestialement des règles à peine douloureuses.
Non, ceux et celles qui sont blâmables, ce sont les puritaines (je fais très attention à placer le bon nombre de syllabes) et leurs compagnons s'ils existent.
Je me demande souvent, entre deux roues de mes plumes caudales, si ce ne sont pas plus souvent des "aines" que des "ains". La question est posée !
Une de mes amies du net avait eu déjà à subir en 2005 le couperet d'un apôtre du bien pensant électronique arborant fièrement le nom bidon de Mr Ron, pour avoir placé sur son espace quatre images quasiment pieuses, mais qui avaient eu le désagrément de déplaire à une quelconque pisse vinaigre en pleine crise d'urticaire cérébrale.
Moi-même, Le Paon, j'ai eu à subir les effets de la dénonciation anonyme d'un lecteur(trice), probablement sujet(te) à de fréquents mais trop rapides orgasmes littéraires. Ceci à son grand regret.
Mme Sheila, le clone en string de Mr Ron m'a indiqué que j'avais une poignée d' heures pour retirer les textes que vous trouvez ici, en particulier ceux sur "la méchanceté" et sur "les commères".
Le poseur de plainte (contrairement aux censeurs qui signent d'un pseudo), est un absent virtuel, il n'y a donc aucune indication sur l'origine, ce dont entre nous je me fiche éperduement.
L'anonymat est ici à sens unique, ce qui rappellera quelques grises périodes de l'histoire du monde. Hein ! Judas ?
A bien y réfléchir quand même, et sans que je hausse le ton, l'absence de cri, de lie, de loup, de chips, pourrait donner l'idée d'un rébus, solution à une interrogation.
Mais passons.
Le coté imbécile de cette action, dramatiquement idiote, saute aux yeux du premier quidam venu. Les textes, balayés, au nom d'un érythème fessier agressif sont, ici, disposés de nouveau librement à la lecture.
Vous qui venez me voir, ne cherchez point de bénitier à l'entrée! Il n'existe pas.
Ici les grenouilles sautent sur les crapauds et vice-versa selon la lune.

Le Paon

-1- Windows Live™ Spaces pour ne pas citer de marque, le bronzage s'en ressent.

Note : L'image qui illustre ce texte est "l'Homme Rouge" du sculpteur Robert Roussil. Cette monumentale oeuvre, contestée et censurée est actuellement exposée au Musée de Montréal.

02 octobre 2006

Les naïfs sont éternels...


Avant, il n'y avait rien.
Puis 'IL' arriva, alerté sans doute par un coup de fil anonyme, avec ses tours de passe-passe et tout devint comme aujourd'hui.
Maintenant il y a tout.
'IL' sont plusieurs, et tout est devenu compliqué. L'eau est suspecte, l'air n'en parlons pas, la terre nous échappe, et même le feu, purificateur s'il en est, a du mal à partir, tant l'humanité postillonne.
Une seule construction échappe à la loi de l'évolution universelle, (en fait plutôt deux) :
La bêtise, spatialement uniforme, y compris dans ses formes les plus hyperboliques, et la naïveté, ce sens primordial, hérité de l'amibe originelle, qui survit courageusement dans le fatras de nos connexions neuronales.
On a souvent l'occasion de se frotter à la première, quelques textes dans cet espace en ont montré des applications pertinentes. Faisons donc, pour celle-ci, notre deuil de toutes les tentatives de correction, d'amendement ou même, plus prosaïquement d'explication.
Mais la naïveté !
Quel inépuisable sujet de commerce !
Du haut de leur age respectable, combien ne trouve-t-on pas de naïfs ? Hein ! Un incalculable nombre.
Ces mêmes gens à qui l'on ne fait plus acheter d'encyclopédies obsolètes sur un pas de porte, et qui se méfient même du doré d'une croûte de pain, suspectant la boulangère d'une manipulation au E110(1) , tombent comme des figues trop mûres dans les pièges les plus grossiers.
Notre époque formidable propose un incroyable champ d'élevage, où se concentrent des lignées entières de 'naïfs vulgaris', variété commune et prolifique. Ce champ est le net, et plus particulièrement dans les salons de tchat, clubs de rencontre et autres forums virtuels.
Un des pièges les plus efficaces, est sans aucun doute celui qui consiste à faire croire à l'incroyable !
Pour une syllabe chuchotée en caractères italiques, pour un compliment tourné du bon coté, pour un mensonge pieux (dans ce cas il s'agit bien sûr de la variante argotique du lit), le (la) naïf (ve) mord voracement comme un gobie de retour de carême.
Mais attention ! Le naïf ne se ferre pas ! Jamais on ne tire un coup sec au risque de lui déchirer sa crédulité.
Il faut le laisser avaler la ligne entière, avec un plaisir non dissimulé (le mulet de retour de carême y prend aussi du plaisir).
Voir des gens béats sourire aux anges, devant des discours d'une vertigineuse bêtise, est toujours un sujet de méditation pour n'importe quel chaland du net.
Il suffit de parcourir quelques minutes, ces endroits de communion pour tomber sur des parties de pêche où le gros n'est pas toujours de rigueur.
Des filles se pâment, s'imaginent au top, se croient belles, minces, intelligentes, uniques, en bref désirables, buvant goulûment d'incroyables mots qu'en d'autres moments elles eurent dégagé d'un coup de chasse d'eau.
Des garçons sur le déclin se tordent, s'imaginent en étalon, se disent universellement philosophes, et débitent en s'y croyant des truismes à faire vomir.
D'autres, timides voyeurs, se sentent euphoriques et entraînés un instant dans la lecture des palabres se croient vivants.
Au moins la naïveté sert à quelque chose, tant qu'il n'est pas question d'y joindre les espèces.
Comme le changement d'herbage, elle réjouit les veaux.
Avec des sous en plus, le naïf devient con, et là c'est une autre paire de manches.

(1)- sel disodique de l'acide hydroxy-2 (sulfo-4 phénylazo)-1 naphtalènesulfonique-6

Le Paon

23 septembre 2006

Seule la méchanceté gratuite est source de profit ( Anonyme 20 ème siecle)

La méchanceté, quand elle est gratuite assure toujours le maximun de profit à son auteur.
Le texte qui suit est asexué et intemporel. Le genre féminin utilisé est de pure forme . Il suffit de remplacer "elle" par "il", "féminité" par "ego" , "bottes" par "santiag" et enfin "Bartolomée Diaz" par "Amalia Rodrigues" ,le tout accompagné d'un petit effort de syntaxe pour le mettre au masculin.

Toute ressemblance avec des caractères et des personnages existants ayant ou devant exister est bien sur totalement fortuite !

La méchanceté...
Elle est belle, élégante... mais conne , d'une bêtise ordinaire qui lui sert de savoir-vivre.
Dans l'incapacité viscérale d'assumer ses envies, elle se cache, menant double vie, multipliant les identités pour trouver son compte dans l'assouvissement de petits destins lubriques et dérisoires.
Elle est capable, dans l'anonymat sulfureux d'un stupre débridé, de s'étendre, ouverte, sur le bureau d'un homme, comme la catin qu'elle est, au fond.
Sitôt passés ces moments pendant lesquels son esprit fonctionne enfin naturellement, elle file retrouver sa cour de jocrisses.
Elle n'a jamais mieux que ça, sa niaiserie acide ne lui permettant pas de faire illusion plus d'une paire d'heures devant une assemblée normale.
Malgré ses allures de gamine, elle n'a rien d'angélique.
Elle croit disposer d'une intelligence unique, alors qu'elle ne se rend même pas compte qu'elle ne dispose que d'une machine à ragots.
Elle aime rire volontiers, mais du rire gras d'une meneuse de revue du carreau du temple.
Elle adore les bottes !
Remarquable signe d'une personnalité 'amazonique' ? Non !
C'est seulement pour baliser l'estuaire d'une féminité au rabais.
Elle se mêle de tout !
Bien sûr de tout ce qu'elle n'a pas !
Son 'moi' est tellement aride, qu'elle a besoin, à tous les instants, de se tâter le pouls pour s'assurer qu'elle existe.
Parfois, angoissée, elle ne le trouve pas, mais c'est simplement qu'elle se tâte au mauvais endroit.
Autour d'elle gravitent, chaotiques, des astéroïdes secs et des géantes gazeuses, toujours nulles et souvent alcoolisées.
Il lui arrive, à son corps défendant, d'attirer un astre égaré, qui met quelques révolutions à se rendre compte qu'il s'est trompé, tel Bartolomé Diaz, d'amas stellaire, et qui ne manquera pas de s'éjecter sans autre forme de procès.
Mais il y a dans ses parages glauques, des silhouettes qui avancent, aimables ou serviles, ignorant la dague, souillée du sang des autres.
Là où la biologie achoppe, elle a réussi ses clones hybrides, conçus à part égale de Judas et de Ponce Pilate.
Le futur n'est pour elle qu'un présent d'occasions.
Mais elle se concentrera, comme toute mixture, jusqu'à devenir suffisamment instable pour se vaporiser dans une grande bouffée puante.
Les nitrates retombés, engraisseront alors le potager de l'humanité qui produira d'extraordinaires courges qui lui ressembleront.

Le Paon

Commérages et internet...

Qui n'a pas un jour subi les désastres d'un commérage ? L'histoire s'est construite autour de ceux-ci ! On peut essayer de décrire le phénomène, qui loin de se réduire n'en prend que plus d'intensité grâce à la fée électricité.

Toute ressemblance avec des caractères ou des personnes existantes devant exister, est bien sur totalement fortuite !

Les commères sont partout !
Elles savent, dans un hoquet, régurgiter, telles des cormorans, pour mieux remâcher leurs vilenies. On les reconnaît à leur sourire mielleux, leur démarche rasante, et la façon particulière de vous regarder les bourrelets, en vous disant :
"Mon dieu ! Que tu es bêêêêêlle ! Tu as beaucoup minci... de là !".
Le 'là' en question est toujours évidemment cet endroit qui résiste depuis vingt ans...
Elles ont toujours une haleine qui sent le remugle.
Leur faculté d'analyse se résume à ceci : "Que vais-je pouvoir apprendre qui me permettrai de remuer les ordures !"
Et sans effort, leur système filtrant facilement l'abject, elles déposent leurs fientes aux alentours avec l'aisance d'une mouette en rut. L'age aidant, leur cercle d'influence se réduit entraînant du même coup un durcissement de leurs déjections. Rien ne les arrête, surtout pas la bêtise, qu'elles élèvent patiemment à la hauteur d'un sacerdoce.
Elles sont capables, pour ne rien manquer d'une possible nouvelle ou d'un impromptu de mentir, derrière un masque avec des cillements de pucelle, piétiner leurs vieux restes de principes, tout en se réjouissant de leur lâcheté, qu'elles prennent pour une tactique.
On les trouve à la fois dans tous les camps. Elles ne sont jamais plus à leur aise que chez l'ennemi, déguisés en jocrisses, trahissant à qui mieux mieux, collectant ça et là les graines de leur parterre de ronces.
La nature ne leur suffit plus, et telles de vieilles vicieuses, elles ont besoin d'accessoires pour jouir. La toile est un de leur favori.
On ne doit rien leur apprendre, car la plus petite confidence se retrouve instantanément à circuler autour du globe, à contresens du sens commun, et à une vitesse qui défie les lois de la physique.
Mais elles sont heureusement idiotes ! Il est tellement aisé de s'en servir, qu'un peu de méthode en fait les meilleurs acariens du système.
Plus tard, assise sur leur ultime fauteuil, elles ne perdront pas l'usage d'une miette de leur fiel durci, et la dernière raclure sera pour dire : Je savais que Jésus avait couché ! La preuve, il y a encore une auréole sur l'oreiller !

Le Paon

21 septembre 2006

Prologue à la réouverture d'un espace haï .

Certains mets déplaisent. Certaines couleurs ne trouvent pas preneurs. Certains textes, même s'ils montrent la réalité des caractères, choquent ou heurtent celles ou ceux qui croient s'y voir, comme dans le reflet d'une flaque ! Et pourtant ! Cet espace est dédié aux pamphlets, style littéraire précis.
On y trouvera de tout, le meilleur y cotoiera le pire...avec les explications de texte qui seront nécessaires.

Le Paon