
Avant, il n'y avait rien.
Puis 'IL' arriva, alerté sans doute par un coup de fil anonyme, avec ses tours de passe-passe et tout devint comme aujourd'hui.
Maintenant il y a tout.
'IL' sont plusieurs, et tout est devenu compliqué. L'eau est suspecte, l'air n'en parlons pas, la terre nous échappe, et même le feu, purificateur s'il en est, a du mal à partir, tant l'humanité postillonne.
Une seule construction échappe à la loi de l'évolution universelle, (en fait plutôt deux) :
La bêtise, spatialement uniforme, y compris dans ses formes les plus hyperboliques, et la naïveté, ce sens primordial, hérité de l'amibe originelle, qui survit courageusement dans le fatras de nos connexions neuronales.
On a souvent l'occasion de se frotter à la première, quelques textes dans cet espace en ont montré des applications pertinentes. Faisons donc, pour celle-ci, notre deuil de toutes les tentatives de correction, d'amendement ou même, plus prosaïquement d'explication.
Mais la naïveté !
Quel inépuisable sujet de commerce !
Du haut de leur age respectable, combien ne trouve-t-on pas de naïfs ? Hein ! Un incalculable nombre.
Ces mêmes gens à qui l'on ne fait plus acheter d'encyclopédies obsolètes sur un pas de porte, et qui se méfient même du doré d'une croûte de pain, suspectant la boulangère d'une manipulation au E110(1) , tombent comme des figues trop mûres dans les pièges les plus grossiers.
Notre époque formidable propose un incroyable champ d'élevage, où se concentrent des lignées entières de 'naïfs vulgaris', variété commune et prolifique. Ce champ est le net, et plus particulièrement dans les salons de tchat, clubs de rencontre et autres forums virtuels.
Un des pièges les plus efficaces, est sans aucun doute celui qui consiste à faire croire à l'incroyable !
Pour une syllabe chuchotée en caractères italiques, pour un compliment tourné du bon coté, pour un mensonge pieux (dans ce cas il s'agit bien sûr de la variante argotique du lit), le (la) naïf (ve) mord voracement comme un gobie de retour de carême.
Mais attention ! Le naïf ne se ferre pas ! Jamais on ne tire un coup sec au risque de lui déchirer sa crédulité.
Il faut le laisser avaler la ligne entière, avec un plaisir non dissimulé (le mulet de retour de carême y prend aussi du plaisir).
Voir des gens béats sourire aux anges, devant des discours d'une vertigineuse bêtise, est toujours un sujet de méditation pour n'importe quel chaland du net.
Il suffit de parcourir quelques minutes, ces endroits de communion pour tomber sur des parties de pêche où le gros n'est pas toujours de rigueur.
Des filles se pâment, s'imaginent au top, se croient belles, minces, intelligentes, uniques, en bref désirables, buvant goulûment d'incroyables mots qu'en d'autres moments elles eurent dégagé d'un coup de chasse d'eau.
Des garçons sur le déclin se tordent, s'imaginent en étalon, se disent universellement philosophes, et débitent en s'y croyant des truismes à faire vomir.
D'autres, timides voyeurs, se sentent euphoriques et entraînés un instant dans la lecture des palabres se croient vivants.
Au moins la naïveté sert à quelque chose, tant qu'il n'est pas question d'y joindre les espèces.
Comme le changement d'herbage, elle réjouit les veaux.
Avec des sous en plus, le naïf devient con, et là c'est une autre paire de manches.
Puis 'IL' arriva, alerté sans doute par un coup de fil anonyme, avec ses tours de passe-passe et tout devint comme aujourd'hui.
Maintenant il y a tout.
'IL' sont plusieurs, et tout est devenu compliqué. L'eau est suspecte, l'air n'en parlons pas, la terre nous échappe, et même le feu, purificateur s'il en est, a du mal à partir, tant l'humanité postillonne.
Une seule construction échappe à la loi de l'évolution universelle, (en fait plutôt deux) :
La bêtise, spatialement uniforme, y compris dans ses formes les plus hyperboliques, et la naïveté, ce sens primordial, hérité de l'amibe originelle, qui survit courageusement dans le fatras de nos connexions neuronales.
On a souvent l'occasion de se frotter à la première, quelques textes dans cet espace en ont montré des applications pertinentes. Faisons donc, pour celle-ci, notre deuil de toutes les tentatives de correction, d'amendement ou même, plus prosaïquement d'explication.
Mais la naïveté !
Quel inépuisable sujet de commerce !
Du haut de leur age respectable, combien ne trouve-t-on pas de naïfs ? Hein ! Un incalculable nombre.
Ces mêmes gens à qui l'on ne fait plus acheter d'encyclopédies obsolètes sur un pas de porte, et qui se méfient même du doré d'une croûte de pain, suspectant la boulangère d'une manipulation au E110(1) , tombent comme des figues trop mûres dans les pièges les plus grossiers.
Notre époque formidable propose un incroyable champ d'élevage, où se concentrent des lignées entières de 'naïfs vulgaris', variété commune et prolifique. Ce champ est le net, et plus particulièrement dans les salons de tchat, clubs de rencontre et autres forums virtuels.
Un des pièges les plus efficaces, est sans aucun doute celui qui consiste à faire croire à l'incroyable !
Pour une syllabe chuchotée en caractères italiques, pour un compliment tourné du bon coté, pour un mensonge pieux (dans ce cas il s'agit bien sûr de la variante argotique du lit), le (la) naïf (ve) mord voracement comme un gobie de retour de carême.
Mais attention ! Le naïf ne se ferre pas ! Jamais on ne tire un coup sec au risque de lui déchirer sa crédulité.
Il faut le laisser avaler la ligne entière, avec un plaisir non dissimulé (le mulet de retour de carême y prend aussi du plaisir).
Voir des gens béats sourire aux anges, devant des discours d'une vertigineuse bêtise, est toujours un sujet de méditation pour n'importe quel chaland du net.
Il suffit de parcourir quelques minutes, ces endroits de communion pour tomber sur des parties de pêche où le gros n'est pas toujours de rigueur.
Des filles se pâment, s'imaginent au top, se croient belles, minces, intelligentes, uniques, en bref désirables, buvant goulûment d'incroyables mots qu'en d'autres moments elles eurent dégagé d'un coup de chasse d'eau.
Des garçons sur le déclin se tordent, s'imaginent en étalon, se disent universellement philosophes, et débitent en s'y croyant des truismes à faire vomir.
D'autres, timides voyeurs, se sentent euphoriques et entraînés un instant dans la lecture des palabres se croient vivants.
Au moins la naïveté sert à quelque chose, tant qu'il n'est pas question d'y joindre les espèces.
Comme le changement d'herbage, elle réjouit les veaux.
Avec des sous en plus, le naïf devient con, et là c'est une autre paire de manches.
(1)- sel disodique de l'acide hydroxy-2 (sulfo-4 phénylazo)-1 naphtalènesulfonique-6
Le Paon
1 commentaire:
C'est vrai que la naiveté sans age ! Est-ce un désir insatiable de se donner ? De se croire un moment choisi ? En tout cas les naifs seront les premiers au paradis, c'est une certitude.
Andro
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