06 octobre 2006

A l'aide ! Les grenouilles sont encore dans les bénitiers !


Pour faire court, on coupait des têtes.
Puis on a amélioré le rendement en inventant les progromes, et bien d'autres finasseries administratives. Maintenant on possède la dénonciation anonyme assistée par ordinateur (DAAO).
Oui bonnes gens !
Il existe des lieux, appelés espaces (1) , vendus gratuitement à tout un chacun qui restent soumis au couperet du censeur anonyme (sûrement d'anciens des AA en rupture de pichet) qui sévissent sur dénonciation du même métal. Ces pauvres représentants d'une liberté conditionnelle ne sont pas à blâmer. Quoiqu'ils eussent pu trouver meilleure activité pour le plus grand bonheur des paumés en tout genre, ils appliquent bestialement des règles à peine douloureuses.
Non, ceux et celles qui sont blâmables, ce sont les puritaines (je fais très attention à placer le bon nombre de syllabes) et leurs compagnons s'ils existent.
Je me demande souvent, entre deux roues de mes plumes caudales, si ce ne sont pas plus souvent des "aines" que des "ains". La question est posée !
Une de mes amies du net avait eu déjà à subir en 2005 le couperet d'un apôtre du bien pensant électronique arborant fièrement le nom bidon de Mr Ron, pour avoir placé sur son espace quatre images quasiment pieuses, mais qui avaient eu le désagrément de déplaire à une quelconque pisse vinaigre en pleine crise d'urticaire cérébrale.
Moi-même, Le Paon, j'ai eu à subir les effets de la dénonciation anonyme d'un lecteur(trice), probablement sujet(te) à de fréquents mais trop rapides orgasmes littéraires. Ceci à son grand regret.
Mme Sheila, le clone en string de Mr Ron m'a indiqué que j'avais une poignée d' heures pour retirer les textes que vous trouvez ici, en particulier ceux sur "la méchanceté" et sur "les commères".
Le poseur de plainte (contrairement aux censeurs qui signent d'un pseudo), est un absent virtuel, il n'y a donc aucune indication sur l'origine, ce dont entre nous je me fiche éperduement.
L'anonymat est ici à sens unique, ce qui rappellera quelques grises périodes de l'histoire du monde. Hein ! Judas ?
A bien y réfléchir quand même, et sans que je hausse le ton, l'absence de cri, de lie, de loup, de chips, pourrait donner l'idée d'un rébus, solution à une interrogation.
Mais passons.
Le coté imbécile de cette action, dramatiquement idiote, saute aux yeux du premier quidam venu. Les textes, balayés, au nom d'un érythème fessier agressif sont, ici, disposés de nouveau librement à la lecture.
Vous qui venez me voir, ne cherchez point de bénitier à l'entrée! Il n'existe pas.
Ici les grenouilles sautent sur les crapauds et vice-versa selon la lune.

Le Paon

-1- Windows Live™ Spaces pour ne pas citer de marque, le bronzage s'en ressent.

Note : L'image qui illustre ce texte est "l'Homme Rouge" du sculpteur Robert Roussil. Cette monumentale oeuvre, contestée et censurée est actuellement exposée au Musée de Montréal.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Je vois monsieur que vous savez lisser vos plumes avec soin pour gratter le velin de façon délicieuse... Puissiez vous encore avec délice user de votre plume ^^